Les troubles des temps modernes

Côté histoire

Siège de la ville de Laon par Henri IV

Une période moderne notamment marquée par le siège de la ville par Henri IV...

La Renaissance y apporte son souffle, dont témoignent quelques édifices (voir le Petit Saint Vincent, très bel exemple de l’architecture de cette période), mais le XVIème siècle est marqué par les épidémies et les disettes qui continuent de s’abattre sur Laon. Devant la menace des guerres et des famines, les habitants renforcent leurs fortifications et accumulent les provisions de grains.

Dans la seconde moitié du XVIème siècle, les guerres de religions porteront le désordre et la misère à un point extrême, et la ville paiera cher son attachement à la Ligue, opposée à l’avènement de Henri IV au trône.

En effet, Laon fut perméable dès 1552 à la pensée calviniste. La nuit de la Saint Barthélémy est calme à Laon, mais la population est déchirée entre les différents partis et les heurts sont fréquents.

La Ligue longtemps minoritaire finit par emporter l’adhésion de la majorité des Laonnois, les autorités religieuses et civiles prêtent serment à la Ligue. Elle est si bien implantée qu’Henri IV, après son abjuration, est contraint de prendre la ville de force. En 1594, après un siège de plusieurs mois, Laon se rend au roi.

Au début du XVIIème siècle, pendant l’époque politiquement troublée de la Régence, des travaux de défense militaire sont entrepris. Ainsi on commence à bâtir un fort à Classon, butte située à l’ouest du fort Gaillot. Cette construction n’est pas achevée.

En 1691, Laon supporte un assez fort tremblement de terre puis une disette en 1693 et une autre plus tragique en 1710.

En 1783, la construction de casernes, aux frais de l’état, près du fort Gaillot délivre enfin la ville des charges excessives que lui a imposé le logement des militaires.